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À l'aube de mes 50 ans, je peux enfin nommer ce qui m'a submergée à 41.

— Catherine Haensler

2017, un burn-out que je n'ai pas su nommer

En 2017, je me suis effondrée. Une fatigue qui ne passait pas. Une charge mentale envahissante. Le sentiment de ne plus rien comprendre, de ne plus y arriver. Je me trouvais nulle, alors que je tenais bon depuis des années.

L'impulsivité montait. L'envie de dormir ou de tout laisser tomber, aussi. À l'époque, j'ai mis cela sur le compte du travail et de l'épuisement. Je n'avais aucune idée de ce qui se jouait vraiment.

Ce que je prenais pour un simple épuisement professionnel était le moment où mes stratégies d'adaptation, tenues à bout de bras depuis l'enfance, ont lâché d'un coup.

Entre nous
CH

Pendant des années, j'ai fonctionné en surrégime sans le savoir. Je compensais, je m'organisais à l'excès, je tenais. Jusqu'au jour où le corps a dit stop.

Le déclic est venu par ma fille

Le premier fil, je le dois à une psychologue qui a évoqué, chez moi, un possible haut potentiel. Puis ma fille, en difficulté à l'école, a passé un bilan. Les résultats ont montré un TDAH.

En lisant son profil, je me suis reconnue. Ligne après ligne.

Se reconnaître dans le bilan de son enfant

C'est une expérience troublante. On croit lire la description de son enfant, et on se retrouve soi-même à chaque page. Cette reconnaissance a été le point de départ de ma propre démarche.

Mon propre bilan, à 44 ans

J'ai décidé de passer une évaluation à mon tour. Le résultat : haut potentiel intellectuel et TDAH. J'avais 44 ans.

Et, en toile de fond, mes tout premiers pas dans la périménopause commençaient déjà, sans que je fasse encore le lien.

Pièces de puzzle formant une tête de profil, image symbolisant la compréhension du TDAH et du HPI chez la femme

Pourquoi tant de femmes se découvrent si tard

Mon parcours ressemble à celui de beaucoup de femmes. Le TDAH a longtemps été repéré surtout chez les garçons agités, à l'école. Chez les filles, il prend souvent une forme plus intérieure : rêverie, difficultés d'attention, hyperactivité mentale plutôt que motrice.

Résultat : beaucoup de femmes apprennent très tôt à compenser. Elles deviennent appliquées, ultra-organisées, perfectionnistes. Elles donnent le change. Cette suradaptation a un coût : une fatigue de fond, l'impression de fonctionner en surrégime en permanence. Leurs difficultés sont parfois attribuées à de l'anxiété ou à une humeur en berne, ce qui retarde encore le moment où l'on met enfin des mots justes.

Bon à savoir

Un TDAH longtemps invisible chez les filles

Le TDAH est présent depuis l'enfance, mais il reste largement sous-repéré chez les filles et les femmes, ses formes discrètes étant souvent confondues avec de l'anxiété ou une humeur dépressive.

La périménopause, révélateur et amplificateur

Ce que je n'avais pas compris à 44 ans, je l'ai relié bien plus tard, entre 48 et 49 ans. Ce que je vivais n'était pas seulement mon TDAH. La périménopause y prenait une part importante. Un bilan sanguin, un suivi médical et l'accompagnement d'une naturopathe m'ont aidée à faire la part des choses.

Quand les stratégies de toujours ne suffisent plus

La périménopause est une période de transition hormonale qui peut durer plusieurs années. Selon l'Assurance Maladie, elle s'accompagne souvent d'anxiété, d'un sommeil perturbé, d'une fatigue en journée, de troubles de l'humeur, et de ce que l'on appelle le « brouillard mental » : des oublis, des difficultés à trouver ses mots, une concentration en berne.

Pour un cerveau déjà atypique, ces bouleversements agissent comme un amplificateur. Les œstrogènes participent à la régulation de certains messagers chimiques du cerveau impliqués dans l'attention et l'humeur. Quand ils fluctuent puis diminuent, des difficultés jusque-là compensées peuvent ressortir avec force. Des associations spécialisées, comme ASPEDAH en Suisse, décrivent cette période comme un moment où un TDAH longtemps masqué se révèle parfois.

Faire la part des choses

Comprendre cela a été un soulagement. Non pas une excuse, mais une boussole. Je pouvais enfin arrêter de me juger, et commencer à m'accompagner autrement.

L'essentiel

TDAH, HPI et périménopause ne s'additionnent pas par hasard : la bascule hormonale peut faire vaciller des stratégies d'adaptation qui tenaient depuis toujours. Se reconnaître tard n'est pas une défaillance.

Ce que j'aurais aimé m'entendre dire

Si je pouvais transmettre une seule chose à la femme que j'étais à 41 ans, ce serait ceci.

Faites-vous confiance quand vous sentez que quelque chose est différent, que vous n'y arrivez plus comme avant. Cette intuition mérite d'être écoutée.

Ne cherchez pas à tout porter seule. Se faire aider n'est pas un aveu de faiblesse, c'est un acte de lucidité.

Parlez-en autour de vous. Mettre des mots, c'est déjà alléger le poids que l'on porte.

Et surtout, gardez ceci en tête.

“ Vous n'êtes pas défaillante. Vous avez simplement tenu longtemps, sans le mode d'emploi.

Réguler mon système nerveux, ce qui m'a aidée à lâcher prise

Le neurofeedback dynamique NeurOptimal® est entré dans ma vie après mon bilan. Je le dis avec honnêteté : il n'a pas « réglé » mon TDAH, et ce n'était pas son rôle. Il n'agit pas non plus sur la périménopause.

Ce qu'il a soutenu, c'est ma capacité à retrouver un peu de souplesse. Un sommeil moins haché, une attention un peu plus disponible, une impulsivité moins vive, une fatigue mentale plus supportable. Pour la première fois, j'ai compris de l'intérieur ce que « lâcher prise » voulait dire. Cela m'a fait beaucoup de bien.

C'est aussi ce vécu qui m'a menée à me former, puis à accompagner aujourd'hui d'autres personnes dans la régulation de leur système nerveux.

Rappel

Cet article partage un vécu et des repères d'information. Le neurofeedback dynamique NeurOptimal® n'est pas un dispositif médical : il ne pose aucun bilan et ne remplace pas un suivi médical.

Envie de découvrir cette approche ?

Je vous accueille en cabinet à Illkirch-Graffenstaden, ou à distance via la location d'un système.

Questions fréquentes

Peut-on vraiment découvrir un TDAH ou un HPI après 40 ans ?

Oui. Le TDAH est un fonctionnement présent depuis l'enfance, mais il passe souvent inaperçu, surtout chez les filles. Beaucoup de femmes ne mettent des mots dessus qu'à l'âge adulte, parfois à l'occasion du bilan d'un enfant ou d'une période de grande fatigue. L'évaluation est clinique et se fait auprès de médecins formés (Assurance Maladie, Inserm).

Pourquoi tant de femmes sont-elles repérées si tard ?

Parce que le TDAH féminin est souvent plus intérieur (rêverie, hyperactivité mentale) et moins visible que l'agitation. Beaucoup de femmes compensent par une organisation et un perfectionnisme qui masquent leurs difficultés, au prix d'un épuisement de fond. Leurs difficultés sont parfois attribuées à de l'anxiété ou à une humeur dépressive (TDA/H.be).

La périménopause peut-elle amplifier un TDAH ?

La périménopause s'accompagne souvent de brouillard mental, de troubles du sommeil et de l'humeur (Assurance Maladie). Les variations hormonales peuvent rendre plus difficiles l'attention, la mémoire de travail et la régulation émotionnelle, y compris chez des femmes dont le fonctionnement était jusque-là bien compensé (ASPEDAH). Un suivi médical aide à faire la part des choses.

Le neurofeedback NeurOptimal® agit-il sur le TDAH ou la périménopause ?

Non. Le neurofeedback dynamique NeurOptimal® n'est pas un dispositif médical. Il ne pose aucun bilan, ne remplace pas un suivi médical et ne cible aucune pathologie. Il accompagne l'autorégulation du système nerveux. Certaines personnes rapportent, comme moi, un mieux-être au fil des séances, mais chaque expérience est différente.

Je me reconnais dans cet article. Par où commencer ?

Parlez-en d'abord à un professionnel de santé, qui pourra vous orienter vers une évaluation. En parallèle, si vous souhaitez soutenir la régulation de votre système nerveux, je vous accueille en cabinet à Illkirch-Graffenstaden pour une première séance, ou à distance via la location d'un système NeurOptimal®.

Pour finir

Se reconnaître tard n'enlève rien aux années traversées. Cela ouvre, en revanche, une autre manière de se considérer : avec plus de douceur, et de justesse. C'est tout ce que je souhaite à la femme qui lira ces lignes en se disant, peut-être : « mais c'est moi, ça ».

 

Sources

Cet article s'appuie sur des sources francophones officielles et sérieuses, consultées en 2026 :

Catherine Haensler

Catherine Haensler

Praticienne certifiée NeurOptimal® BASIC et ADVANCED

Je suis praticienne en neurofeedback dynamique NeurOptimal® au sein de l’Espace COMLÀ, à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg. Neuroatypique moi-même (TDAH et HPI), j’accueille avec une attention particulière les femmes de plus de 40 ans et les personnes au système nerveux très réactif.

Mon rôle : vous accompagner et vous soutenir dans une démarche d’autorégulation, à votre rythme et sans jugement.

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