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Je vais vous faire un aveu : ne rien faire a longtemps été, pour moi, l’une des choses les plus difficiles au monde.
Un été, allongée dans un transat, au calme, dans un cadre parfait pour se reposer, je me souviens m’être surprise à faire mentalement la liste des courses, à repenser à un dossier, à me demander si j’avais bien répondu à tel message. Mon corps était en pause. Mon cerveau, lui, tournait à plein régime. Peut-être connaissez-vous cette sensation.
Ce cerveau qui refuse la pause
Je suis neuroatypique, et mon esprit a cette fâcheuse habitude de ne jamais vraiment s’arrêter. Pendant des années, j’ai cru que c’était un défaut à corriger : il fallait que j’apprenne à « me poser », qu’on me le répétait comme une évidence. Sauf que plus j’essayais de forcer le calme, moins il venait.
J’ai compris depuis que le calme ne se force pas. Le système nerveux ne se met pas au repos sur commande, comme on éteindrait un interrupteur. Il a besoin qu’on lui en donne les conditions et surtout, l’autorisation.
Ne rien faire n’est pas ne rien produire
Nous vivons dans une époque qui valorise l’action permanente. Chaque instant libre devrait, paraît-il, être « rentabilisé » : un podcast en marchant, un mail dans la file d’attente, une tâche pendant la pause. Ne rien faire est presque devenu suspect, un aveu de paresse.
Pourtant, ce que les neurosciences nous apprennent est réjouissant : quand nous cessons de nous concentrer sur une tâche, le cerveau ne s’éteint pas. Il active un autre réseau, celui de la rêverie et de la divagation, dans lequel se rejouent les souvenirs, se consolident les apprentissages, émergent les idées. Autrement dit, ne rien faire, c’est laisser le cerveau faire un travail précieux, invisible, qu’il ne peut pas faire quand on l’occupe sans cesse.
L’ennui n’est pas un vide à combler d’urgence. C’est souvent dans ces moments sans rien que naissent les meilleures idées et que le système nerveux souffle enfin.
Ce que j’ai appris (et que je vous souhaite)
Je n’ai pas de recette miracle, et je me méfie de celles qui prétendent en avoir. Mais j’ai appris quelques petites choses qui m’aident, et que je partage volontiers.
J’ai appris à m’autoriser des micro-pauses sans culpabilité : regarder par la fenêtre, sentir le soleil, ne penser à rien de précis. J’ai appris que ralentir l’expiration, quelques respirations lentes, envoyait à mon corps un signal d’apaisement plus efficace que n’importe quelle injonction à « me détendre ». Et j’ai appris à considérer ces moments non comme du temps perdu, mais comme un entretien de mon système nerveux, au même titre que le sommeil.
L’été est peut-être le meilleur moment pour s’y essayer. La lumière, la lenteur, les journées qui s’étirent : tout invite à lever le pied. Alors, si comme moi votre cerveau ne s’arrête jamais, je vous propose une petite expérience. Offrez-vous, aujourd’hui, cinq minutes de vrai rien. Sans écran, sans objectif. Juste vous, et le droit de ne rien faire.
Et si ne rien faire demande de l’aide
Pour certaines personnes (j’en fais partie), « débrancher » ne va pas de soi. C’est justement pour cela que le neurofeedback dynamique NeurOptimal® m’a touchée : pendant une séance, vous n’avez précisément rien à faire. Vous vous installez, vous écoutez de la musique, et vous laissez votre système nerveux retrouver, en douceur, un peu de souplesse. C’est une méthode douce, non invasive et sans médicament, qui peut contribuer à soutenir cette capacité à revenir au calme, en complément, jamais en remplacement, d’un suivi médical.
Vous souhaitez aller plus loin ?
Envie d’essayer ? Vous pouvez réserver une première séance au cabinet d’Illkirch-Graffenstaden, ou découvrir le neurofeedback NeurOptimal®. Et si vous avez aimé cette parenthèse, mon article sur le cerveau qui n’arrive pas à se mettre en vacances pourrait vous parler.
Sources
Ce billet s'appuie notamment sur les sources suivantes, consultées en 2026 :
- Québec Science — Le cerveau aussi a besoin de vacances (activité cérébrale au repos, réseau du mode par défaut).
- Inserm — Dossier « Mémoire » (rôle du sommeil et du repos dans la consolidation de la mémoire).

Catherine Haensler
Praticienne certifiée NeurOptimal® BASIC et ADVANCED
Je suis praticienne en neurofeedback dynamique NeurOptimal® au sein de l’Espace COMLÀ, à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg. Neuroatypique moi-même (TDAH et HPI), j’accueille avec une attention particulière les femmes de plus de 40 ans et les personnes au système nerveux très réactif.
Mon rôle : vous accompagner et vous soutenir dans une démarche d’autorégulation, à votre rythme et sans jugement.
